Catégorie : CNV

– Résoudre les conflits intérieurs avec l’aide de l’ IFS et de la CNV

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Accueillir les problématiques en lien avec les conflits intérieurs

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Résoudre les conflits intérieurs

Avez-vous comme moi déjà vécu des conflits intérieurs ? (Lorsque deux ou plusieurs avis différents s’expriment en nous sur un même sujet) Par exemple, je me dis que j’ai envie de prendre une semaine de vacances pour décompresser. Mais au moment où j’évoque cette option, une voix me dit : « mais c’est pas raisonnable avec tout le travail que tu as à faire, c’est impossible ! irresponsable… »

Waouh !

En plus, ce phénomène s’accompagne d’un mélange de sentiments contradictoires : enthousiasme, joie, excitation et en même temps exaspération, crainte, énervement.

Déroutant non ?

Le conflit est là et après

Il se peut que le conflit intérieur se dissolve de lui-même, que la solution à notre problème s’impose naturellement. Nous vivons alors notre vie comme si de rien n’était, sans trop de perturbations.

Mais parfois, la difficulté perdure, et cela peut vraiment devenir très inconfortable. Nous pouvons alors nous sentir figé.es, englué.es dans une situation qui semble insoluble. Nous pouvons perdre confiance en nous, en notre capacité à aller de l’avant et ne plus nous sentir en capacité de nous affirmer, de choisir ce qu’il y a de mieux pour nous… Être plongé.es dans un état de stress, d’anxiété, voire dépressif.

Résoudre les conflits intérieurs : quel est souvent notre 1er réflexe

Quand quelque chose de désagréable s’exprime en nous, nous pouvons être tenté.es de le faire taire, le refouler, exiler cette voix qui parfois nous juge, nous critique et nous fait vivre des émotions inconfortables.

Cependant ce n’est pas si simple, et cette stratégie est souvent vouée à l’échec. Au mieux on reste dans un statu quo, au pire le conflit se renforce et s’enkyste. En même temps, n’est-ce pas ce qui se passe avec d’autres personnes, quand nous avons vraiment besoin d’être entendu et que l’interlocuteur à qui nous voulons dire des choses refuse de nous entendre, de nous comprendre ?

Nous pouvons nous sentir frustré.es, en colère, énervé.es, et insister jusqu’à ce qu’il accepte de nous écouter ! Et des fois c’est jamais  ! Alors pourquoi la même chose ne se jouerait-elle pas à l’intérieur de nous ?

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Je vous propose un 1er contact avec une part de vous, tout en douceur !

Posez-vous quelques instants, respirez profondément, fermez les yeux, tournez votre regard vers l’intérieur de vous, repérez une part qui vous fait de l’œil et demandez lui :

« Comment te sentirais-tu si je t’écoutais avec attention, sans te juger, juste pour comprendre ce que tu vis ? »

Quelle est la réponse qui vous parvient ?

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Résoudre les conflits intérieurs : Approche avec une vision systémique

En séance IFS je propose dans un premier temps d’offrir un espace d’écoute aux voix qui s’expriment et qui sont en désaccord, à l’instar d’une médiation entre deux personnes qui sont en opposition et où chaque protagoniste peut exprimer ce qu’il vit, ce qu’il ressent, ce qu’il aimerait vivre et pourquoi il agit comme il le fait….

Et déjà là, peut-être, pourrait-on commencer à ressentir de l’apaisement, à ré-ouvrir le champ des possibles.

Passer de l’idée à l’action, plusieurs cas de figure :

  • Vous ne croyez pas une seconde qu’il y ait une solution pour sortir de tel ou tel conflit intérieur et/ou l’idée de parler à des voix qui seraient en vous, vous paraît risible, farfelue…
  • Vous sentez que l’idée est intéressante, mais quelque chose en vous résiste, c’est à dire que même l’intention de tester une sortie de conflit intérieur provoque un conflit intérieur !
  • Tout en vous dit : « Ok allons-y, on verra bien ! »

Résoudre les conflits intérieurs : exercice pratique pour ceux qui veulent tester

  • Choisissez un conflit intérieur pas trop virulent.
  • Invitez les deux parts antagonistes à s’asseoir avec vous dans un endroit au calme.
  • Visualisez-les bien devant vous et posez à chaque part une série de questions avec l’intention bienveillante de mieux les connaître, de comprendre pourquoi elles agissent, réagissent comme elles le font.
  • Je vous invite à écrire les réponses pour garder une trace de ce qui aura été exprimé, n’intellectualisez pas, restez dans la spontanéité.

Les questions pour la part qui est plutôt force de proposition pourraient être :

  • Que voudrais-tu faire ?
  • Cela te permettrait de vivre quoi en faisant cela ?
  • Quels besoins seraient nourris ?
  • Si tu ne peux pas vivre ce ou ces besoins que tu viens d’exprimer comment vas-tu te sentir ? (sentiments, émotions liste 1liste 2liste 3)
  • Quelle est ton intention pour moi ?
  • Qu’aimerais-tu que je vive ?

Les questions pour la part qui est contre et/ou très critique pourraient être :

  • Qu’est-ce que tu ne voudrais pas qu’il se passe ?
  • Comment te sentirais-tu si ça se passait malgré toi ? (sentiments, émotions)
  • Et du coup, qu’est-ce que tu aimerais plutôt vivre ?
  • Quels besoins seraient nourris ?
  • Quel est ton intention pour moi ?
  • Qu’aimerais-tu que je vive ?
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La conclusion vous appartient

  • Comment vous sentez-vous maintenant ?
  • Le degré d’inconfort face au conflit a t-il évolué, en mieux, en moins bien, ou rien n’a t-il bougé ?
  • Que pensez vous de cet article ?
  • Est-il inspirant pour vous ou pas ?
  • Cela vous ouvre t-il des perspectives ?
  • Procédez-vous déjà de cette façon ?
  • Trouvez-vous ça difficile à faire tout.e seul.e et aimeriez-vous bien être soutenu.e dans ce sens ?
  • Si vous avez des difficultés à résoudre des conflits intérieurs et que vous trouvez cette approche intéressante, n’hésitez pas à me contacter, l’ IFS et la CNV peuvent aisément se pratiquer en visio-conférence.

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– Communication non violente (CNV) et sophrologie

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La Communication Non Violente ou CNV est selon son créateur, Marshall B. Rosenberg (1934 – 2015), « Le langage et les interactions qui renforcent notre aptitude à donner avec bienveillance et à inspirer aux autres le désir d’en faire autant »

Le projet de la CNV est donc de favoriser par une prise de conscience des émotions et des besoins en jeu, une qualité de connaissance de ce qui se joue pour les uns et les autres. Ainsi c’est un outil efficace pour aider à la résolution de conflits intérieurs aussi bien que résoudre des difficultés de communication avec d’autres.

Lorsque nous faisons ce travail de prise de conscience des émotions et besoins pour nous même nous faisons de l’auto-empathie. Lorsque nous nous connectons aux émotions et besoins de l’autre nous sommes empathique. Dans la relation sophrologue – sophronisant, je dirais que le sophrologue prend une posture empathique pour aider le sophronisant à être auto-empathique.

Quelles sont les différentes étapes du processus CNV et comment la sophrologie peut intégrer ce processus à sa pratique.

Les différentes étapes du processus  CNV s’articulent comme suit :

processus CNV

  • Ici et maintenant je me connecte à moi-même.

Lorsque des situations me stimulent particulièrement, je prends un temps pour faire une météo intérieure. J’observe comment je me sens dans mon corps, dans ma tête, là maintenant, avec ce que je vis.

Se poser dans le présent pour se connecter à nos ressentis, c’est ce que propose la sophrologie dans beaucoup de ses techniques. En effet être à l’écoute de sa respiration, accueillir ses sensations corporelles, observer tous les autres phénomènes qui se présentent à nous instant après instant (les pensées, les émotions, les sentiments) participent à s’ancrer dans l’ ici et maintenant.

  • J’accueille mes sensations corporelles

Les sensations corporelles peuvent être le reflet d’émotions confortable ou pas. Ne dit-on pas par exemple « avoir la boule au ventre », « avoir des papillons dans le ventre », « avoir le cœur qui bat à 100 à l’heure », « avoir la peur au ventre »… Toutes ces expressions relient directement sensations corporelles et émotions, ainsi être à l’écoute de son corps peut nous permettre d’identifier certaines émotions, certains besoins.

La sophrologie offre une place de choix à l’accueil des sensations corporelles : lecture du corps, contractions et relâchements musculaires, variations respiratoires, exploration de nos cinq sens… Nous enrichissons notre schéma corporel, affinons notre écoute somatique.

  • J’accueille mes jugements et reproches

C’est observer tout ce qu’on se dit lorsqu’on pense à une situation :

– Prendre les choses contre soi, par exemple : « C’est vrai je suis nul, j’y arriverai jamais… »…

– Prendre les choses contre l’autre, par exemple : « Tu comprends jamais rien t’es un C… »…

  • Observation factuelle

C’est définir une situation le plus simplement possible, sans y mettre aucuns jugements, reproches, émotions besoins… et le plus précisément possible. Cela permet une prise de recul par rapport au contexte et que les protagonistes puissent s’exprimer sur la même base.

En sophrologie ce travail de définir la ou les problématiques de départ est aussi très important, il permet au sophrologue de comprendre la situation et pouvoir proposer un protocole adapté. Il permet aussi au sophronisant de prendre du recul sur sa situation et se définir un objectif en se posant la question suivante : « Qu’est ce qui là maintenant est important pour moi de résoudre au mieux. »

  • Identifier mes sentiments et émotions

C’est accueillir ses sentiments et émotions quand on est stimulé par une situation passée, présente, future. Nous pouvons ainsi identifier ce qui se vit en nous. La CNV nous invite à développer notre vocabulaire affectif pour enrichir notre palette d’émotions et de sentiments. Attention à ne pas confondre émotions et jugements masqués comme : se sentir abandonné ; délaissé ; incompris ; provoqué… ces mots supposent que quelqu’un nous a laissé, ne s’occupe pas de nous, ne nous comprend pas ou cherche à nous faire réagir. Dans ces cas là peut-être sommes nous plutôt en détresse, triste, furieux…

le sophrologue invite le sophronisant s’il ne souhaite à exprimer ses émotions. Des temps de parole sont prévus lors de la première séance bien sûr quand la problématique est exposée, puis, lors des séances suivantes avant et après chaque exercice pratique.

liste de sentiments CNVliste de sentiment 2liste de jugement masquée CNV

  • Identifier mes besoins

Pour la communication non violente identifier ce qui vit en nous c’est donc aussi clarifier ses besoins. Ils sont le cœur de ce qui nous anime, ils nous permettent d’être et d’évoluer. Les besoins sont universels, même si chaque individu peut avoir des besoins qui s’expriment plus ou moins fortement, en fonction de ce qui lui manque ou pas. Il y a les besoins fondamentaux qui assurent notre survie (nourriture, eau, sommeil, reproduction) mais il y a aussi les besoins liés à l’affection, au mental, à l’autonomie, à l’intégrité, à l’interdépendance, à l’expression de soi, à la spiritualité…

liste de besoin CNV

Comme pour les émotions le sophrologue invite le client à exprimer ses besoins. Clarifier son état d’être, prendre conscience de ce qui lui manque pour être mieux est une étape nécessaire enrichissante. Ainsi cela permet de mettre en place un protocole spécifique à chacun.

  • La demande

La demande dépend directement du besoin. Parce qu’il nous manque quelque chose, nous cherchons une stratégie pour combler un besoin non nourrit. L’enjeu est de faire des demandes « CRAPPO ». C’est-à-dire : concrètes, réalisables, au présent, positives, précises, ouvertes au dialogue. Les requêtes ne manipulent pas l’autre, ni le contraint, ni le culpabilise. Il y a trois façons de faire des demandes :

– Les demandes qu’on se fait à soi-même

– Les requêtes que l’on fait à l’autre

– Les demandes que l’on fait aux autres

Le sophrologue trouve avec son client un objectif positif et concret, accessible , adaptable à tout moment. Il met en place un protocole. C’est à dire un ensemble de techniques que le sophronisant pourra s’approprier et utiliser dans sa vie de tous les jours.

  • Mise en œuvre de la demande

C’est passer de la réflexion à la concrétisation. Quand fait-on la demande ? comment ? On passe à l’action.

Comment s’informer – pratiquer la CNV :

On peut lire des livres ; Marshall Rosenberg en a écrit d’excellents par exemple :

dénouer les conflits par la communication non violente les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des murs

  • Regarder des vidéos. Celles de Marshall Rosenberg sont supers en effet il était drôle, très pédagogue et très investi. Visionnable sur youtube par exemple.
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Publié dans CNV